On voit de très loin le clocher de la Paroisse Sainte-Odile : entre sa taille et sa couleur rose, il interpelle les promeneurs des Maréchaux… Cela faisait des années que cet édifice m’interpellait. J’ai enfin pris le temps de le détailler, de zoomer sur les détails, d’admirer les vitraux.
La construction, démarrée le 24 mars 1935 se termina en 1946. Mgr Edmond Loutil dédia l’église à sainte Odile, sainte patronne de l’Alsace d’où sa mère était originaire. L’église devait desservir les habitations à bon marché construites sur les anciennes fortifications.
L’architecte, Jacques Barge, choisit de s’inspirer des édifices byzantins. La structure de l’édifice est réalisée en béton armé. Le soubassement est revêtu de briques en grès rosé de Saverne, la pierre de la cathédrale de Strasbourg. L’édifice est couvert de trois coupoles surbaissés. Il est dominé par un élégant clocher de 72 mètres de haut, le plus haut des clochers parisiens.
De nombreux artistes ont participé à la décoration intérieure : le mosaïste Auguste Labouret fit l’autel, Anne-Marie Roux-Colas sculpta le tympan et les chapiteaux, l’émailleur Robert Barriot, et le verrier François Décorchemont firent, le premier un retable, le second trois verrières monumentales représentant sainte Odile et les saints de France. L’autel majeur en verre éclaté, mosaïques et émaux est l’œuvre de Labouret-Chauvière (1871-1964).
L’église en totalité et la façade sur rue du presbytère font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 14 mai 2001.
Source : Wikipedia.
Paroisse Sainte-Odile : 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 Paris – Métro Porte de Champerret, Bus 84, 92, 93, 163, 164, 165, PC1, PC2














