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Mon jardin à l’heure du Hanami : la beauté des fleurs de cerisiers

Hanami cerisier sakura

En japonais, le terme Hamami — « regarder les fleurs » — désigne cette période si particulière où les cerisiers entrent en floraison. Chaque année, entre fin mars et début avril, le printemps s’annonce par ces fleurs délicates, blanches ou rosées, qui ne durent que quelques jours. Une beauté fugace, presque irréelle. C’est l’un de mes petits bonheurs du printemps. Voir les fleurs de cerisiers éclore me procure toujours la même émotion. Je la vis comme un moment à part, une parenthèse intime, silencieuse, presque précieuse.

Au Japon, le hanami est un rituel collectif : on se rassemble sous les arbres en fleurs pour manger, discuter, contempler. De mon côté, je le vis à une échelle plus modeste, plus personnelle. Ici, dans mon jardin, je n’ai pas besoin de foule pour ressentir ce que ces fleurs racontent.

Hanami cerisier sakura

Un cerisier planté par amour

Dès notre arrivée dans notre appartement, j’ai tenu à planter un cerisier. Pas un arbre fruitier, non. Juste un cerisier pour ses fleurs, pour ce rendez-vous annuel avec le printemps. C’était une évidence, presque une nécessité. Ce choix me ramène aussi à des souvenirs plus anciens : ceux du cerisier à fruits du jardin voisin de mon enfance. Un arbre que j’observais déjà avec fascination, sans savoir qu’un jour, adulte, j’aurais envie de recréer ce lien ailleurs, autrement. Aujourd’hui, j’attends chaque floraison avec impatience.

Hanami dans le jardin : ce que ça éveille

Le hanami, tel que je le vis ici, n’a rien de spectaculaire. Il est fait de gestes simples : s’arrêter, lever les yeux, parfois s’allonger dans l’herbe pour observer les fleurs se virevolter au-dessus de moi. Regarder les pétales tomber, portés par le vent. À force de les observer ainsi, je me surprends chaque année à la même idée : celle d’installer un hamac. Dans un hamac, je pourrais me bercer doucement, au rythme du vent, pendant que les pétales tombent autour de moi.

Pourquoi cette saison me touche tant

Les fleurs de cerisiers, les sakuras, symbolisent depuis toujours le printemps, le renouveau, mais aussi l’éphémère. Leur floraison est courte, fragile. Et c’est sans doute pour cela qu’elle me touche autant. Dans mon jardin, comme ailleurs, elles rappellent que les plus beaux moments ne durent pas. Qu’il faut savoir les regarder avant qu’ils ne disparaissent. Chaque printemps, ces fleurs me le rappellent avec douceur. Et je me dis que tant qu’elles refleuriront, j’aurai toujours une bonne raison de m’arrêter un instant…

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