Il y a bien longtemps (en 2008), j’ai visité le Musée du Sac à Main d’Amsterdam. A cette occasion, j’avais assisté à un atelier d’initiation au langage de l’éventail, pour maîtriser l’art de la séduction, tel qu’il se pratiquait à la cour de France… J’ai beaucoup appris et beaucoup ri. Puis je me suis même entraînée devant ma glace : en tant qu’amatrice d’éventails, j’en possède quelques uns que j’utilise peu sous le climat parisien. Toujours est-il que l’ouverture de la nouvelle boutique de la Maison DUVELLEROY ne m’a pas échappée…
Fondée en 1827 par Jean-Pierre Duvelleroy, la Maison DUVELLEROY remporte quelques années plus tard plusieurs médailles aux expositions universelles, et ouvre une boutique rue de la Paix. La richesse d’exécution de ses collections, caractéristique de la haute façon française, lui vaut de devenir le fournisseur attitré de toutes les cours européennes, à commencer par celle de la reine Victoria.
Si la Maison DUVELLEROY a perduré, c’est grâce à la passion de son héritier, qui a conservé moules à plisser, patrons, projets de monture avec la certitude «d’en faire un jour quelque chose».
Un jour, deux jeunes femmes frappent à sa porte. L’une est amoureuse des éventails depuis l’enfance, l’autre s’intéresse au patrimoine de marque depuis dix ans. Lorsque Raphaëlle de Panafieu et Eloïse Gilles se rencontrent, elles ébauchent ensemble un rêve : ressusciter l’éventail de haute façon, en développant à nouveau l’une des plus grandes maisons d’éventails parisiennes.
Elles s’associent à l’héritier de la Maison DUVELLEROY pour faire revivre la marque à travers des créations contemporaines. En parallèle de ces collections, DUVELLEROY perpétue la tradition de collaboration avec de grandes maisons de luxe.
Je me suis donc rendue dans la boutique du 17, rue Amélie(75007), ou j’ai pu voir de près ces pièces exceptionnelles. A commencer par les éventails couture, éventails de haute façon de toute beauté.
Viennent ensuite les éventails de designers, bien plus abordables. Je recommande même d’en avoir un dans son sac, pour l’utiliser dans les transports par temps de canicule…
A cette occasion j’ai également découvert les coiffes de cygnes, de magnifiques parures que l’on imagine porter un soir de gala, ou orner la coiffure des mannequins haute couture, des meneuses de revue ou des étoiles de l’Opéra…


















